Fini le temps où l’on fantasmait sur les 250 km/h des sportives allemandes sur le plateau de Turbo. En 2026, la donne a changé : le curseur descend, et il descend vite. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir jusqu’où votre aiguille peut monter, mais à quel moment le constructeur a décidé de vous couper les ailes.

Le hold-up de la mariée : L’argument du coût
Oliver François, le patron de Fiat, vient de lâcher une bombe : il est prêt à brider ses futurs modèles sous la barre des 120 km/h. La raison ? Un cynisme économique pur. L’Europe impose des aides à la conduite (ADAS) coûteuses pour gérer la sécurité à haute vitesse. Pour garder des citadines comme la 500 ou la Grande Panda accessibles, Fiat préfère limiter la vitesse plutôt que d’installer des capteurs hors de prix.
C’est un aveu de faiblesse industriel : on réduit la performance pour sauver la marge.
Électrique : La bride comme bouclier d’autonomie
Si vous passez à l’électrique, préparez-vous au choc thermique. La Renault 5 plafonne à 130 km/h. Pire, la future e-208 GTI et ses 280 ch s’essoufflera à 180 km/h, incapable de suivre son ancêtre thermique qui filait à 210 km/h.
Pourquoi ? Parce que la physique est têtue. À haute vitesse, la consommation s’envole et l’autonomie fond comme neige au soleil. La bride n’est plus une option, c’est une nécessité technique pour éviter que vous ne tombiez en panne après 50 km d’autoroute.
La sécurité, cet alibi parfait
Volvo a ouvert le bal dès 2020 avec une limite à 180 km/h. Renault a suivi avec son service « safety car » pour brider une Clio à 110 km/h contre quelques dizaines d’euros. Sous couvert de sauver des vies, les constructeurs normalisent une voiture qui ne décide plus pour elle-même.
L’avis de Sous le Capot
Amateurs de belle mécanique et pros de la clé de douze, le constat est amer : nous entrons dans l’ère de la voiture-électroménager. Là où le moteur était une promesse de liberté, il devient un outil bridé par des algorithmes et des impératifs comptables.
Faut-il accepter de payer des voitures de plus en plus chères pour des performances bridées ? Ou devons-nous nous tourner vers le marché de l’occasion pour retrouver le contrôle ? Une chose est sûre : chez nous, on continuera de regarder ce qu’il reste vraiment Sous le Capot.


